J U L I E N   S A U D U B R A Y

Born 1985 in Paris, France.

Lives and works in Brussels, Belgium.

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Julien Saudubray (*1985, Paris) lives and works in Brussels. He has graduated from the Ecole Nationale supérieure des Beaux Arts de Paris in 2012. Julien Saudubray‘s practice is rooted in an extensive experimentation with the parameters that define painting as an autonomous artistic medium. Instead of accepting the rigid notions, juxtapositions and categorisations that make up the canon of painting, his work is fuelled by an interest in mixing up abstraction, figuration as well as the objecthood of painting. Saudubray‘s work undertakes a systematic deconstruction of painting, not to destroy but to dislocate and build a critique in motion.

In Julien Saudubray‘s work the process is much more important than the resulting image. He reduces his subjectivity to a mecanic gesture. He focuses on reactions on paper and canvas, and observes the physical reactions between pigment and materials. The very dilluted layers of paint bring about an instability of the image - with every new layer trying to erase the former layer or putting a new one.

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Biography & Statement
Exhibitions
Exhibition views

WRECKING BALL

Julien Saudubray & David Matthew King

16 September 2021 - 16 Oct 2021

Fairs
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LUXEMBOURG ART WEEK 2021

11-14 November 2021

Selected works

Texts

After experiencing what i’d call the flexibility of painting and its multiple applications, I got to synthesize these experimentations into a practice that I’d define as mecanist. Fearing the aesthetic separations that are still compelling professional painters, I’ve been trying for several years to change forms in order to experience abstraction, figuration or even painting as object, using it as a raw material, a colored liquid or a source of light. 

The multiple conceptual meaning of this medium has always been passionating me, much more than having a painter status. For that matter I got influenced by maverick artists such as Kippenberger, Gasiorowski or Wade Guyton. This is an introduction to enlighten my recent work. 

 

By failing and repeating experiences, I figured that the process is more important than the aesthetic reception of the image. What is visible is only the result of making. Philip Guston said : « Putting painting on a canvas is the most boring thing ». Also I litterally reduced my own subjectivity to a mecanic gesture and color layers as a meaningful sweeping from left to right on a defined format. Winding up the subject of painting, I can focus on the reactions of paper or even the wall, more recently. Then I can observe physical reactions between pigment and its material. I’m attempting to reduce painting to an action, a verb, sweeping, sanding, wiping, adding…I’m getting at the same time maker and spectator of my own work, freed from any thougt and personal choice. Only a new layer coming to the surface. 

The different layers are very diluted with turpentine and that brings about instability of image. Each other painting application is a venture to erase the former work or to put a new one by groping. This results in paintings looking almost like bad numerical printings, as if they got caught between two times, processing a new chance to result over again. On every brush stroke, I’m oscillating between ecstasy and boredom, just watching myself as an absurd machine programmed on Becket’s injunction : « Fail again, fail better ». 

 

Text by Julien Saudubray

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La Peinture : un vaste édifice, une forteresse même. Ce concept majuscule, lisse et glissant, pour l’aborder, il faut lui tourner autour, trouver une fissure, un point faible par où l’attaquer. Ou à défaut, procéder par la greffe, l’hybridation. Le travail de Julien Saudubray entreprend une déconstruction systématique de la peinture : non pas détruire, mais disloquer, c’est-à-dire échafauder une critique en acte qui reprenne - vocation encyclopédique s’il en est – point par point les diverses approches dans lesquelles on a pu enfermer le genre au cours de son histoire, en vue d’évaluer, non sans humour, ce qu’il reste de sa puissance subversive. Ainsi, Vétéran et Peintures décoratives, où les insignes de distinction sont peintes directement sur la veste ou l’écrin, font-elles un sort à l’illusion représentative de la peinture-image. Avec Relique, le fétichisme expressioniste matiériste est poussé à son extrême puisque la peinture-matière s’autonomise et devient un support à la vénération ; tandis qu’ Abri met en scène le retour du refoulé, rose et dégoulinant, au cœur d’un héritage de l’art minimal figuré par une structure cubique en parpaings. C’est prendre le contre-pied de la critique duchampienne de la « peinture olfactive », puisque celle-ci, en sa matérialité exacerbée, fait retour sur l’objet au sens fort : à titre de tache, définitivement affranchie de la représentation et du rétinien. Ce n’est alors plus l’objet qui bouscule la peinture, mais la peinture qui revient inquiéter l’objet devenu trop sculptural.       

   

Text by Ingrid Luquet Gad

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Julien Saudubray investit un champ large dans la peinture au service d’une œuvre-édifice.
La mobilité de la peinture est au cœur de l’approche artistique de Julien Saudubray. Dans sa pratique, celle-ci investit de plus en plus les volumes. Il la traite comme une entité malléable qu’il tente d’appliquer à chacune de ses pièces en employant différentes modalités : fond, aplat, croûte, résidu de pinceaux, ou bien matière autonome… L’affirmation de sa position politique, au sens de structure et organisation de la société, passe par un engagement artistique d’une peinture rhizome, ouverte et sans sujet prédéterminé. Les œuvres de Julien Saudubray sont à envisager comme des monuments et reliques d’une tentative de saisir le réel.
L’ensemble présenté par Julien Saudubray au Centquatre constitue un corps social. On retrouve d’une part les sujets, les athlètes vétérans symbolisés par des objets. Il y a aussi, le motif du monument avec ce podium à quatre places qui donne un ancrage matériel à la réussite. Et, enfin, sont exprimés les motifs d’une guerre fictive symbolisée par des découpes réalisées à partir de motifs camouflages accrochées au mur. L’artiste gratifie ici des héros fictifs dans un jeu de construction à démolir et recomposer à l’infini.

Text by Elsa Delage


 

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